ENNOBLISSEUR
L’ennoblissement : traitement de finition qui rendra "noble" le textile (le fil)
100% Ecologique "Le Fil du Rouet"
chanvre/lin/ortie/bambou/LAINE Pyrénées Centrale
La fibre est certes "naturelle", mais tellement traitée, en culture par des pesticides toxiques, et lors de la fabrication par de multiples produits chimiques dits "d'ennoblissement", que la chemise en question est un produit éminemment polluant.
Un vêtement vraiment écologique, en fibres non seulement "naturelles", mais produites et transformées sans produits polluants, sur rouet et avec des teintures d'ennoblissement réalisées comme autrefois dans des chaudrons en cuivre ou en fonte, sur le feu de bois, avec des herbes/fleurs/plantes etc.
Triage de la laine des brebis Lourdaise .
Ce triage se fait avec toutes les laines, respectivement avec les toisons.
Trempage et Lavage se fait normalement après la tonde .
Vous voyez ici le 1ier trempage et lavage de laine de brebis Aure-Campan.
Vous pouvez constatez-vous même déjà sur les photos la différence de l'eau et de la laine.
Vous voyez ici Denis, qui est entrain de cueillir quelques plantes; en premier le faux sureaux ainsi que le sumac frisé et non frisée.
Denis avec son savoir des plantes donne la possibilité de pouvoir réaliser différentes couleurs.
TEINTURE :
de la laine non filée dans les chaudrons
un en fonte et un autre en cuivre
avec différentes herbes, plantes, fleurs, ....
Sortie de la laine du bain de teinture, du gris-mauve-... et du jaune-vert.
Malheureusement en photos vous ne pouvez pas voir en vrai ces couleurs magnifiques, naturelles.
LA FILEUSE
poème de Paul Valéry
Assise, la fileuse au bleu de la croisée
Où le jardin mélodieux se dodeline ;
Le rouet ancien qui ronfle l'a grisée.
Lasse, ayant bu l'azur, de filer la câline Chevelure,
à ses doigts si faibles évasive,
Elle songe, et sa tête petite s'incline.
Un arbuste et l'air pur font une source vive
Qui, suspendue au jour, délicieuse arrose
De ses pertes de fleurs le jardin de l'oisive.
Une tige, où le vent vagabond se repose,
Courbe le salut vain de sa grâce étoilée,
Dédiant magnifique, au vieux rouet sa rose.
Mais la dormeuse file une laine isolée ;
Mystérieusement l'ombre frêle se tresse
Au fil de ses doigts longs et qui dorment, filée.
Le songe se dévide avec une paresse
Angélique, et sans cesse, aux doux fuseaux crédule,
La chevelure ondule au gré de la caresse...
Derrière tant de fleurs, l'azur se dissimule,
Fileuse de feuillage et de lumière ceinte :
Tout le ciel vert se meurt. Le dernier arbre brûle.
Ta sœur, la grande rose où sourit une sainte,
Parfume ton front vague au vent de son haleine
Innocente, et tu crois languir... Tu es éteinte
Au bleu de la croisée où tu filais la laine.