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.... - Le chanvre et le lin pyrénéen - ....

. - Aujourd'hui en Haute-Garonne - .

Vous trouverez ci-jointe quelques sites-web très intéressants sur le chanvre, le lin cultivé en France, Haute-Garonne et autres régions.

   

Aujourd’hui, la hausse du prix du pétrole et le spectre menaçant de son épuisement, la toxicité de ses dérivés dans les matériaux de construction mais aussi la question gravissime de la gestion des déchets poussent les esprits à reconsidérer les techniques et usages anciens.

 

Avant le pétrole, l’acier, le plastique et le synthétique :

l’age d’or du chanvre et du lin

 

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Communiqué de Presse

du 15 septembre 2011

Sommaire ;

pour en savoir plus

 

1. Récolte, transformation et utilisation de la fibre de lin

2. Le chanvre et la fibre de chanvre

3. Récolte, transformation et utilisation du chanvre.

4. Autres fibres naturelles ou artificielles.

Sommaire ;

pour en savoir plus

 

5. Du végétal aux textiles

6. Le coton, et la fibre de coton

7. Récolte, transformation et utilisation du coton

8. Le lin et la fibre de lin

Développement durable

 

L’atout-chanvre, pour une industrie plus verte.

.... - Autrefois dans les Pyrénées - ....

HISTOIRE

Le lin cultivé, ou Linum usitatissimum, est l'une des rares fibres d'origine européenne. C'est l'une des premières fibres utilisées en Europe. Des fragments de tissus on été retrouvés en Suisse, datant de 10 000 avant Jésus Christ.

Pour obtenir des fibres à partir des tiges, il y a plusieurs étapes :

  • le rouissage : permet de dissocier les parties fibreuses d'avec la tige, cela se fait par macération des tiges.
  • le teillage permet d'extraire les fibres de la tige.
  • le peignage divise les fibres et les parallélise

 

Fileuse de chanvre
Fileuse de chanvre

Originaire d'Asie Centrale, le chanvre, du nom latin "Cannabis Sativa", est une plante textile herbacée et annuelle de la famille des Cannabinacées, utilisée depuis plus de 6000 ans.

Elle est dioïque : la fleur mâle et la fleur femelle poussent sur des pieds distincts. La plante mâle, plus forte, se termine par une touffe de petites fleurs fournissant le pollen. La graine ou chènevis est le résultat de la fécondation de la fleur femelle : elle est très appréciée des oiseaux, et sert d'appât pour la pêche. Les plants peuvent s'élever à une hauteur parfois supérieure à celle d'un homme et leurs tiges filandreuses très résistantes ont de multiples utilisations.

Le chanvre est une des premières plantes domestiquées par l'homme, au néolithique, probablement en Asie.

Il a ensuite accompagné migrations et conquêtes pour se répandre sur tous les continents. Ses fibres servaient à confectionner des vêtements en Chine 600 ans avant J.-C., en Europe au Moyen Âge. Les vêtements royaux occidentaux étaient souvent constitués de mélanges de chanvre et de lin.

La première Bible imprimée par Gutenberg l'aurait été sur papier de chanvre. Le papier de chanvre est utilisé jusqu'au XIXe siècle. Au début du XXe siècle, en Europe, les fibres de chanvre furent remplacées par le coton, originaire des États-Unis.

Plus récemment, ces fibres résistantes et à portée de main, ont servi à fabriquer des vêtements militaires lors des deux guerres mondiales. À la fin de la Seconde Guerre mondiale, elles furent remplacées par des fibres synthétiques, au tissage plus régulier.

 

 

Les fibres ont longtemps été utilisées pour fabriquer les billets de banque avant d'être remplacées par de l'ortie.

 

Métier de Cordier
Métier de Cordier

 

Elles sont également utilisées pour les cordes et cordages, et ont été utilisées pendant longtemps pour les voilures des bateaux.

Le chanvre était également considéré comme une plante magique dite hypocrite ; il était utilisé dans les rituels funéraires : la fumée de l'herbe séchée et brûlée sur des pierres ardentes en présence du défunt était censée déconnecter du réel et permettre de parler aux esprits.

En France, au cours des siècles, le chanvre essentiellement de culture familiale a été une matière première très importante, grâce à sa résistance. Mais petit à petit, avec l'arrivée de nouvelles fibres synthétiques ou en provenance d'outre-mer sur le marché, et souffrant de la disparition de la marine à voile, il tend à disparaître. Même les subventions octroyées au début du XXème siècle pour sa culture ne suffirent pas à en augmenter la production.

 

A l'heure actuelle, il est surtout produit en Chine, en Inde et dans les pays de l'Est.

 

Ses utilisations sont variées : toile, papeterie fine pour la filasse, panneaux agglomérés du bâtiment pour les chènevottes.

Culture et récolte

Le chanvre est cultivé toujours sur les mêmes parcelles désignées sous le nom de "chènevière" choisies pour leur sol fertile, parfois à proximité d'un ruisseau ou d'un bief.

C'est une plante qui craint la gelée, aussi les semailles n'avaient jamais lieu avant fin avril, début mai.

Ensuite, aucun entretien particulier n'est nécessaire.

Il est récolté à la fin de l'été pour les plants mâles (lorsque les pieds commencent à blanchir et la tête à jaunir) et en octobre, à la maturité des graines, pour les plants femelles.

Les plantes arrachées sont réunies par poignées couchées sur le sol, puis en petites bottes ou "glanes" liées avec une brindille de chanvre. Elles sont ensuite campées sur le sol, jusqu'à ce qu'elles soient bien sèches, grâce au soleil et au vent. Les femmes secouent alors les gerbes au-dessus de vieux draps pour récupérer les graines de chènevis.

Vient enfin le travail de transformation du chanvre. La première opération consiste en le "rouissage" pour détruire la matière gommeuse qui unit les fibres de la plante entre elles.

Pour cela, le chanvre est mis à "rouir", c'est-à-dire à tremper durant plusieurs semaines, généralement dans des "routoirs", fosses creusées et remplies par infiltration d'eau. Les plants femelles peuvent être simplement étalés à plat dans la rosée ou debout contre une haie.

Les tiges sont ensuite séchées et liées en petits fagots, rentrés sous un hangar ou dans un grenier où ils finissent de perdre leur humidité. Chaque fagot représente habituellement la quantité de chanvre que peut "teiller" un adulte au cours d'une veillée.

L'opération suivante est le "teillage" ou "blayage" qui consiste à broyer les plants pour séparer l'écorce de la tige.

Il s'effectue à l'aide d'un "teilloir" en bois ou "broie", levier installé sur un chevalet qu'on soulève et qu'on abaisse avec la main pour écraser les tiges.

Le "teillage" à la main, procédé le plus employé en Bresse, consiste à casser la tige en la faisant glisser entre ses doigts, tout en retenant la fibre avec le majeur.

Les fibres ainsi détachées ou "filasse" sont nouées en paquets appelés "tourchons" qui à leur tour réunis par trois et tressés, forment des "moissets". Il reste les "chènevottes", résidus ligneux servant à de nombreux usages tels qu'allumer le feu, après avoir été enduits de soufre à une extrémité.

Le "teillage" du chanvre était une des occupations réservées aux longues veillées de décembre, car ne nécessitant pas un éclairage important : durant ces moments agréables de la vie sociale d'autrefois, où les voisins se rendaient en famille les uns chez les autres pour "passer un moment", on ne restait jamais inactif. Ce travail était réservé aux hommes, tandis que les femmes filaient.

La filasse ainsi obtenue est rugueuse et elle doit subir une opération pour l'assouplir, au moyen du "battoir" ou du "fer à espader".

Le "battoir" est un moulin à eau : un cylindre de pierre tourne sur un plateau de bois de chêne sur lequel on a placé les "moissets", les écrasant à chaque passage, jusqu'à ce que la filasse soit suffisamment adoucie.

Le "fer à espader" ou à "affiner" est un morceau de fer plat d'une cinquantaine de centimètres de long, pour une dizaine de large, fixé verticalement à un poteau : l'affinage du chanvre se pratique en frottant la tresse de chanvre contre le tranchant.

Le "peignage" permet de dissocier les fibres longues, fines et solides. Il est fréquemment exécuté par des peigneurs de chanvre itinérants venant généralement des montagnes du Bugey, à partir d'octobre.

Robustes, ils s'installaient sous un hangar avec leurs outils, chacun possédant son jeu de peignes enfermé dans une caissette, travaillant sans relâche du lever du jour jusqu'à la veillée.

 

La transformation : des fils à la toile

La filasse regroupe deux sortes de fibres à filer.

 

L'"étoupe" constituée de chanvre grossier, aux tiges plus courtes, sert à l'exécution des cordes.

 

La "rite" regroupe des fibres plus fines, souples et blondes qui sont fixées en spirale autour d'un bâton "quenouille" à l'aide d'un ruban de couleur.

 

 

La fileuse tient sa quenouille du côté gauche, la pointe prise dans la ceinture de son tablier.

De la main droite, elle tire et tord la filasse qui, une fois transformée en fil, s'enroule autour du fuseau grâce à un mouvement de rotation.

 

Le fil subit un mouvement de torsion et s'embobine autour du "fuseau", petite bobine de bois terminée en pointe à chaque extrémité.

 

Cette technique ancienne permet aux femmes de filer tout en restant mobiles : ce travail pouvait se faire en gardant les vaches aux champs.

 

Le rouet ou "filette" est apparu en Europe à partir du XVème siècle et en Bresse seulement vers la fin du XVIIIème.

Il ne diffère pas des rouets en usage dans les autres contrées de France.

Le fuseau est actionné par une roue entraînée par une pédale : la fileuse a ainsi les mains libres. Elle tire une pincée de filasse qu'elle mouille rapidement de sa salive avec son index gauche, l'allonge, la tord et le fil formé s'enroule directement sur la bobine.

Lorsque la bobine ou le fuseau sont complètement chargés de fil, les femmes les dévident et forment des "écheveaux" à l'aide d'un "dévidoir" monté sur un pied, comprenant des chevilles circulaires.

L'écheveau est ensuite porté chez le tisserand pour le tissage.

rouet traditionel pour le filage du chanvre, lin
rouet traditionel pour le filage du chanvre, lin

 

Le chanvre filé est vendu au poids ou échangé contre de la toile qui servira à confectionner les chemises, les draps, enveloppes de paillasse, les nappes et autres éléments du trousseau.

SOURCES:

http://www.maisondepaysenbresse.com/chanvre.php

http://fr.wikipedia.org/wiki/Chanvre

http://www.agrofibre.com